Exposition de l’été 2015

invitation fixésExposition temporaire de l’été au Musée de Laduz:

Jacqueline Humbert

Après mes études aux Beaux-Arts de Paris de 1956 à 1958, je suis partie avec mon mari, Raymond Humbert, Premier Grand Prix de Rome de peinture, à la Villa Médicis pour un séjour de 1958 à1961. À Rome, j’ai découvert au Musée des Arts populaires, la peinture sous verre du début XIXème siècle. Mon intérêt pour ces petits tableaux de facture naïve aux couleurs lumineuses, furent le départ de mes propres créations.

Pourquoi ces peintures m’ont elles tant attirées alors que l’art populaire était exclus de nos études aux Beaux Arts ? En les observant de plus près, j’y ai trouvé un apaisement, un équilibre. J’ai commencé par copier d’après des reproductions, quelques unes de ces oeuvres pour en appréhender la technique. J’ai compris tout l’intérêt de cette peinture que je venais de découvrir et qui me convenait : la composition, simple mais parfois audacieuse me plaisait. Tout au long de ces années entre 1960 et aujourd’hui, je n’ai pas vraiment quitté mes pinceaux.

Pour moi, cette forme d’expression est nécessaire à ma vie, à mon travail. Elle privilégie un espace harmonieux du temps, la patience dans l’exécution de la peinture mais aussi la méditation sur le choix et la réalisation de mes thèmes .

Expositions personnelles à Paris, Lille, Lyon, Morges ( Suisse ), Auxerre fin 2014.

Expositions de groupes à thèmes :

  • Les Anges à Paris, Galerie Caroline Corre.
  • Avez-vous vu les sirènes ? à Dieppe, Musée-Château.
  • Passeurs de lumière, à Paris, Halle Saint Pierre.
  • etc.

En savoir plus

Passeurs d’images

Exposition 2015 en préparation

Dès le XVIIIè siècle, les peintures sous verre ou «fixés sous verre» sont réalisés en Europe centrale, en Bavière et jusqu’en Alsace par des artisans/paysans, puis cette forme d’expression populaire fut colportée à travers le monde.

Jacqueline Humbert à découvert les «fixés sous verre» au Musée des Arts et traditions populaires de Rome, lors de son séjour (1958 à 1961) à la Villa Médicis. La curiosité d’en découvrir la technique fut le départ de ses propres créations.

L’exposition Mer d’Iroise est prolongée jusqu’au 31 octobre

Du fait de son succès –4000 personnes en moins de trois mois– l’exposition Mer d’Iroise de Raymond Humbert est prolongée jusqu’à fin octobre 2014. En effet, les Musées d’art et d’histoire de la ville d’Auxerre et le Musée de Laduz ont décidé de prolonger l’exposition Mer d’Iroise au Cellier de l’Abbaye Saint Germain d’Auxerre. Pour en savoir plus…

Exposition Mer d’Iroise

À l’Abbaye Saint Germain, Auxerre. Été 2014

À Porspoder, dans le Finistère, qu’il fréquentait chaque été, Raymond Humbert, dessinait inlassablement…

L’exposition 2014

Les Ours. Musée de Laduz. Été 2014

En 1987, Raymond Humbert a réalisé une centaine de dessins d’après les « nounours » du Musée. Étranges et insolites, les dessins sont rassemblés pour la première fois au Musée de Laduz…

À propos du Musée des Arts et Traditions Populaires de Paris et du MUCEM de Marseille

Par Jacqueline Humbert

Par curiosité, j’ai profité d’une invitation pour me rendre à Marseille lors de l’inauguration du MUCEM, le Musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée. Pour l’instant, la présentation est assez clairsemée et disparate dans sa partie permanente appelée La Galerie de la Méditerranée. Dans les étages, sont présentées deux expositions temporaires : l’une sur « Le noir et le bleu, un rêve méditerranéen». Je fus assaillie par de nombreuses vidéos et perdue dans une circulation difficile à travers les guerres et les religions mais je fus admirative devant les deux peintures de Miro. L’autre exposition «Au bazar du genre – les multiples façons d’être homme ou femme», est une présentation labyrinthique qui se veut audacieuse !

Ce MUCEM est très visité. Des foules compactes de visiteurs viennent surtout pour son architecture et la très belle vue sur le fort Saint-Jean. Sans trop parler du contenu, la presse ravie aligne les chiffres étonnants du nombre des entrées.

Je savais très bien ce que j’allais voir ou plutôt ne pas voir car les voeux pieux et pour le moins farfelus de vouloir transférer le MUSEE NATIONAL DES ARTS ET TRADITIONS POPULAIRES de Paris (fermé en 2005) vers le MUCEM de Marseille était une évidente tromperie. Les Arts populaires ne verraient pas le jour dans leur riche globalité et surtout ne correspondraient absolument pas à un Mucem tourné vers les civilisations des rives de la Méditerranée, qui en fait est un Musée d’histoires mouvementées … très bien, mais pourquoi alors cette fichue idée d’envoyer les collections d’arts populaires à Marseille ? Paris voulait-il s’en débarrasser ?

Depuis des décennies, nous connaissons les batailles d’opinions autour du Musée des Arts populaires de Paris, ce mal aimé *. Les collections ont été abandonnées dans le noir du sous-sol de l’immeuble du bois de Boulogne puis mises en réserve à l’autre bout de la France. Cette magnifique mémoire qui était autrefois vivante, joyeuse et pleine de création a été sciemment occultée. Elle a fini par succomber dans l’indifférence de ceux qui en avaient la charge. Mais à qui la faute ? aux pouvoirs successifs de l’Etat, aux Ministères de la culture, aux Conservateurs eux-mêmes … Triste bilan, alors que les étrangers nous envient notre patrimoine!

Oui, tout cela est bien déconcertant pour la connaissance de ce passé riche en créations symboliques, insolites et traditionnelles… du labeur à la fête.

Maintenant que le Musée National des Arts et Traditions Populaires de Paris n’existe plus, comment les enfants et les jeunes adultes ignorant tout de notre propre culture, celle qui s’est interrompue avec les prémices de l’ère industrielle, pourront-ils la découvrir un jour ? Elle leur apprendrait certainement beaucoup des choses de la vie.

Faisons UN RÊVE…

Il est actuellement beaucoup question de l’avenir de l’Europe et c’est tant mieux. Alors souhaitons nous un grand Musée de l’Europe des Arts Populaires et de l’Artisanat (et sans abréviation…) Il serait d’une richesse exceptionnelle et pour le public, une grande découverte culturelle. Il permettrait aussi de belles expositions temporaires tournées vers le temps présent… Autant de passerelles entre hier et demain.

Jacqueline Humbert

* à relire la presse nationale de 2004 et 2005

Un reportage vidéo réalisé pour le journal de 13 heures de TF1

À la demande de certains de nos visiteurs, nous vous proposons ici un lien vers le reportage télé diffusé , en juin 2011, sur le journal de Jean-Pierre Pernaud. Cliquez ici pour voir la vidéo sur le site de TF1