Marine populaire

De la galère dorée à la peine des hommes

Le Musée des Arts Populaires de Laduz (Bourgogne) évoque dans une collection unique de maquettes de bateaux, d’ex-voto, d’objets souvenirs, de documents, la vie quotidienne du peuple de la mer, et celle de la marine fluviale.

La collection propose plusieurs thèmes:

  • Une mythologie venue du fond des mers
  • La vie des marins et l’expression des sentiments
  • Les œuvres de patience
  • Des images narratives
  • La marine d’eau douce

Miniaturisation et narration

Par leur miniaturisation, les reproductions de bateaux à l’intérieur des bouteilles relèvent d’une grande prouesse technique et répondent au manque de place des marins dans leur cabine. L’isolement des gardiens de phare a permis également, la création d’oeuvres de patience.

Les oeuvres exposées sont nées d’émotions profondes et de l’expérience de toute une vie de labeur. L’isolement imposé par la mer, la solitude, l’absence de l’être aimé se retrouvent dans ces œuvres de patience.

Les matériaux utilisés pour réaliser les œuvres de patience sont variés:

  • coquillages
  • noix de coco
  • ivoire
  • papier
  • verre
  • coton…

L’engouement pour les bains de mer à la fin du XIXe siècle donna naissance à tout un art maritime destiné aux touristes.

 

Marine d’eau douce

  • de la rivière au canal
  • bateliers et éclusiers
  • la marine de plaisance et ses loups d’eau douce
  • les oeuvres populaires

Aux XVIII et XIXe siècles, la navigation se développe sur les rivières et les canaux. Les coches d’eau sont de plus en plus nombreux.

Cette navigation, prise entre deux berges, a un rapport permanent avec les « Terriens ». Les oeuvres qui en proviennent sont différentes de celles des marins de haute mer. La péniche est une maison flottante. Saint Nicolas, patron des mariniers, était particulièrement fêté ; au pied de sa statue figurait un bateau.

Des croix de bateliers sont placées sur les chemins de halage dans des chapelles votives, ou à l’intérieur des péniches. Sur ces crucifixions, les bateliers, qui disposaient de temps libre, n’hésitaient pas à sculpter tous les instruments de la Passion. La vallée du Rhône en a gardé de nombreux témoignages.